Réparer la moelle épinière grâce à la graisse activée

La graisse activée a été mise au point par l’Université de Milan après plusieurs années de recherche financée par Neurogel en marche.
   La graisse activée provient du tissu adipeux du patient.
   Ce tissu adipeux contient des cellules souches notamment des cellules souches mésenchymateuses.
   L’aspect novateur de la thérapie a consisté à utiliser le tissu adipeux comme matrice tridimensionnelle de croissance cellulaire.
   Une activation mécanique spécifique du tissu adipeux confère au tissu adipeux et aux cellules souches qu’il contient des caractéristiques naturelles nettement amplifiées:
      une durée de vie plus importante en milieu ischémique (mauvaise circulation et manque d’oxygène)
      des facteurs anti-inflammatoires très amplifiées
      l’expression clé des gênes impliquant la régénération d’un tissu cellulaire
      des facteurs immunosuppresseurs bloquant les inhibiteurs de croissance

Les cellules souches mésenchymateuse du tissu adipeux

C’est principalement dans les os et le tissu adipeux que l’on trouve des cellules souches qui sont capables de recréer d’autres cellules du corps humain.
 On appelle ces cellules, les cellules souches mésenchymateuses découvertes au début des années 90.
Les cellules souches mésenchymateuses issues du tissu adipeux font l’objet, depuis quelques années déjà, d’une importante recherche. Le tissu adipeux est facile à extraire et sans risque pour le patientIl est relativement facile aussi d’extraire les cellules souches mésenchymateuses du tissu adipeux. Il s’avère aussi que celles-ci sont capables de générer en culture différentes cellules du muscle, des os, des tendons  et des cellules neuronales
Malheureusement les cellules souches mésenchymateuses sont certes capables de se différencier en muscle, cartilage, os et cellules nerveuses IN VITRO, mais les tentatives in VIVO ne donnent pas les résultats escomptés. Ces cellules ne survivent pas assez longtemps et n’ont pas le temps ni la capacité de générer correctement un nouveau tissu cellulaire.
Différentes méthodes de culture sont mises en œuvre et testées dans le monde pour pallier à ce problème.

Le concept de mécano-transduction avec la graisse activée

Dans les études menées par l’Université de Milan, le principe de base a consisté à laisser les cellules souches mésenchymateuses dans leur milieu naturel: le tissu adipeux.
En appliquant au tissu adipeux diverses forces orbitales, hélicoïdales, sous une certaine pression et des temps définis, on crée un phénomène de stress tissulaire qui va engendrer une cascade d’évènement au sein du tissu adipeux.
Les cellules souches mésenchymateuses vont alors développer des capacités de régénération et de régulation du tissu en stoppant également l’inflammation.
Elles vont agir en tour de contrôle et exprimer à nouveau les facteurs clés de la régénération tissulaire.
Cette action sur les cellules par des forces mécaniques est appelé mécanotransduction. Les cellules surexpriment alors des gênes et des cytokines qu’on ne retrouve quasiment pas dans le tissu adipeux.
Cette action mécanique change l’expression tissulaire sans modification génétique. On appelle cela l’épigénétique.

Quelques données scientifiques sur les propriétés de la graisse avec ou sans activation

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire la traduction de Michèle Zander de l’article du International Journal of molecular Sciences, notamment le tableau de la page 4. Il s’agit d’un document simplifié sur l’activation du tissu adipeux.

 

Ainsi avec ce traitement par mécanotransduction induit via ces cellules, voici ce qu’il se passe :
Des niveaux importants IL-15 inhibent alors directement l’adipogenèse mais pour la graisse dans ce cas les niveaux importants d’ IL-15 rendent le tissu hautement IMMUNOSUPPRESSEUR IN VIVO.
Des niveaux importants de TSG-6 diminuent aussi l’adipogenèse mais augmente aussi dans la graisse de puissants effets ANTI-INFLAMMATOIRE IN VIVO.
Des niveaux importants d’OCT4 et de SOX2 sont des facteurs transcription essentiels pour le RENOUVELLEMENT CELLULAIRE.
Avec des niveaux élevés de nano-g les hADSCs sont capables de survivre, migrer vers des sites lésés, et devenir des CELLULES SOUCHES NEURALES APRES TRANSFORMATION ET CE IN VIVO.

Nous voilà donc avec une graisse dite activée dans laquelle on trouve en réalité :

Une nouvelle sorte de cellules souches neurales qui résistent aux inhibiteurs de croissance par de puissants facteurs immunosuppresseurs.
Des nouvelles cellules souches neurales qui induisent une neuroprotection par de puissants facteurs anti-inflammatoires.
Des nouvelles cellules souches neurales capable de se multiplier in vivo et se différentier en neurones et/ou en oligodendrocytes.